Le Cancer chez l'enfant et l'adolescent

 

 

 

Il existe plus de 60 types de cancers pédiatriques différents, qui s'identifient par différentes souches : les leucémies, les tumeurs du système nerveux central,  les lymphomes, les carcinomes, les tumeurs germinales et épithéliales, les sarcomes osseux et extra-osseux, ainsi que diverses tumeurs encore plus rares.

 

Les cancers représentent, juste après les accidents, la seconde cause de mortalité chez l’enfant.

 

En France, plus de 2 500 nouveaux cas de cancer chez l’enfant et l’adolescent (avant 18 ans) sont dénombrés en France chaque année, dont environ de 1 700 enfants de moins de 14 ans.

 

Chez les enfants de moins de 15 ans, les cancers les plus fréquents sont :

 

- les leucémies (28,7% des cas),

- les tumeurs du système nerveux central (23,3%, mais premier type de cancer en termes de mortalité pour l’enfant),

- les lymphomes (11,9%) …

 

Les leucémies aiguës et les cancers des organes lymphatiques comptent pour 40 % de ces maladies malignes de l’enfance, tandis que 60 % sont représentées par diverses variétés de tumeurs dites solides, qui sont très différentes des cancers de l’adulte. Les 2/3 environ de ces tumeurs solides sont des tumeurs “embryonnaires” (ou blastomes).

 

Elles se rencontrent essentiellement chez le jeune enfant, et les cellules qui les constituent rappellent celles qu’on trouve dans les organes en cours de formation lors de la vie embryonnaire.

 

Elles siègent surtout dans le rein et le système nerveux, mais aussi dans les muscles et les tissus de soutien, l’œil, les organes génitaux, le foie ; une autre catégorie de tumeurs solides représentée à tous les âges chez l’enfant est formée de l’ensemble des tumeurs cérébrales dont la plupart ne sont pas situées dans les lobes du cerveau eux-mêmes ; enfin, chez le grand enfant et l’adolescent, on trouve des tumeurs qui atteignent aussi l’adulte jeune : tumeurs osseuses et des tissus mous, tumeurs des testicules ou des ovaires, mais pratiquement jamais de cancers glandulaires de l’arbre respiratoire, du tube digestif, du sein ou de la prostate.

 

Excepté pour certains types de leucémies, la plupart des cancers de l’enfant sont différents des personnes adultes ; certains types n’existent d’ailleurs pas du tout chez l’adulte. Des traitements spécifiques, individualisés, pourraient améliorer le nombre de guérisons, et réduire les effets secondaires liés aux traitements.

 

Selon la SFCE (Société Française du cancer de l’enfant), le taux de survie 10 ans après le diagnostic des enfants atteints d’un cancer est d’environ 70%, tous cancers pédiatriques confondus. Les chances de guérison sont souvent réelles, mais elles varient considérablement d’un type de cancer à un autre : le taux de survie est inférieur à 1% pour les enfants atteints de tumeurs du tronc cérébral (et souvent, moins de 10% pour divers types de tumeurs cérébrales spécifiques à l’enfant et à l’adolescent) contre plus de 98% pour les rétinoblastomes pédiatriques. 

 

Finalement, près de 500 enfants et adolescents décèdent d’un cancer ou d’une leucémie chaque année en France (soit près de 20 classes d’école) et 6 000 en Europe.

 

L’espoir de guérir ces enfants est réel, mais il peut s’accroitre très fortement avec plus d’investissements dédiés à la recherche et dans le développement de traitements dédiés aux enfants.